{"id":176,"date":"2014-11-03T21:57:17","date_gmt":"2014-11-03T20:57:17","guid":{"rendered":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=176"},"modified":"2016-10-21T08:41:12","modified_gmt":"2016-10-21T07:41:12","slug":"le-chateau-d-etival","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=176","title":{"rendered":"Le ch\u00e2teau d&rsquo; Etival et Famille Mar\u00e9chal."},"content":{"rendered":"<p>1912-09 suite<\/p>\n<p>Il n&rsquo;avait rien de f\u00e9odal \u00e0 proprement parler, c&rsquo;\u00e9tait une vaste maison seigneuriale b\u00e2tie par Messire de Mandre, \u00e9poux de dame Claude-Fran\u00e7oise de Laubespin, baronne de l&rsquo;Aigle, enterr\u00e9e \u00e0 la chapelle d&rsquo;Estival, ainsi que nous l&rsquo;avons dit. Il s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 cot\u00e9 de la maison d&rsquo;\u00e9cole actuelle, dans le jardin Berrod. Les anciens du pays en ont vu quelques ruines et d&rsquo;ailleurs il reste encore quelques pierres de taille sculpt\u00e9es, dans le mur d&rsquo;enclos. De plus, -la porte d&rsquo;entr\u00e9e de la maison Fernand Bouvier avec jambages moul\u00e9s et son linteau portant double \u00e9cusson parfaitement conserv\u00e9, provient certainement des ruines du ch\u00e2teau.<br \/>\nCHATEAU DES MARECHAL \u00e0 ETIVAL<br \/>\nD\u00e8s le milieu du XVII si\u00e8cle, vint habiter Estival une famille originaire du Fort-du-Pl\u00e2ne, du nom de Mar\u00e9chal. Le fondateur de cette maison \u00e0 Etival, fut Henry Mar\u00e9chal<br \/>\n<em>\u00a0\u00bb Marchand n\u00e9 \u00e0 Fourg-du-Pl\u00e2ne,et mari\u00e9 \u00e0 Claudine-Dona Bareau, dud&rsquo; Fourg-du-Pl\u00e2ne; tous deux main-mortables du Grandvaux\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em>Lors de la lev\u00e9e des subsides ou impositions \u00a0\u00bb pour fourniture d&rsquo;armes et entretiens des troupes de la Province de Franche-Comt\u00e9, lorsqu&rsquo;elle \u00e9tait gouvern\u00e9e par le Roy d&rsquo;Espagne \u00a0\u00bb Henry Mar\u00e9chal fait \u00e0 la Communaut\u00e9 d&rsquo;Estival l&rsquo;avance d&rsquo;une partie de la somme \u00e0 elle impos\u00e9e.<em><br \/>\n<\/em>\u00ab\u00a0Par acte re\u00e7ut du notaire Berrez d&rsquo;Estival, le 15 Janvier 1669 et un autre du 22 Janvier 1671, aussi re\u00e7ut du notaire Berrez, sont constitu\u00e9s deux capitaux de rente. Ils portent chacun la somme de cent livres tournois, avec des int\u00e9r\u00eats au 5%\u00a0\u00bb<br \/>\nHenry Mar\u00e9chal, \u00ab\u00a0propri\u00e9taire et marchand \u00e0 Estival, acheta en 1711, de delle Romanet\u00a0\u00bb, petite-fille de Aym\u00e9 de Favier \u00ab\u00a0ses terres de la Croch\u00e8re et g\u00e9n\u00e9ralement toutes celles qu&rsquo;elle poss\u00e9dait dans la Pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 venant de son a\u00efeule Anne de Ronchaux\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Devenu ainsi un des riches propri\u00e9taires du pays, il se voit trait\u00e9 dans les actes ou registres \u00e0 terrier de messire, honorable personne.Il fut aussi lui et ses descendants, d&rsquo;insignes bienfaiteurs d&rsquo;Estival .<br \/>\n<em>\u00a0\u00bb Au lieu d&rsquo;Estival et le dix-septi\u00e8me jour du mois de d\u00e9cembre de l&rsquo;an 1722, par devant moy, Jean-Claude Piard des Piards notaire&#8230;..C&rsquo;est en sa personne constitu\u00e9 honorable Henry Mar\u00e9chal, dud&rsquo;lieu et de son authorit\u00e9 vouloir et expr\u00e8s consentement, Claudine Barraux, sa femme&#8230;.lesquels de leur bon gr\u00e9 pour eux leurs hoirs et successeurs, ont fond\u00e9 et fondent comme ils font par cette une B\u00e9n\u00e9diction du Tr\u00e8s-Auguste Sacrement de l&rsquo;autel de l&rsquo;Eglise d&rsquo;Estival qui se donnerat \u00e0 lissue des Vespres, le jour de l&rsquo;Assomption nostre d\u00e2me, par le chapelain de la chapelle&#8230;.et ensuite sera dit un liberam\u00e9 ; et le lendemain ou le post lendemain, ils fondent une messe pour le repos de l&rsquo;\u00e2me de feu Messire Henry Mar\u00e9chal du Fourg-du-pl\u00e2ne, leur oncle prestre, (Vicaire chapelain d&rsquo;Estival de 1678 \u00e0 1684). item ils fondent trois messes basses qui se diront et scelebreront \u00e0 l&rsquo;Eglise de l&rsquo;Assomption nostre d\u00e2me, \u00e9rig\u00e9e aud&rsquo;lieu d&rsquo;Estival&#8230;.et \u00e0 la fin de chaque messe, il serat dit un Pater et un Ave ou bien un De profundis&#8230;.et seront c\u00e9l\u00e9br\u00e9es pour le repos de l&rsquo;\u00e2me de feu Henry Mar\u00e9chal, leur fr\u00e8re et beau-fr\u00e8re, (Vicaire-chapelain \u00e0 Estival de 1695 \u00e0 1715)&#8230;.De plus, ils fondent six messes basses qui se diront trois pour Henry Mar\u00e9chal, fondateur desdits et trois pour Claudine Barraux, fondatrice&#8230;. et font lad&rsquo;fondation en consid\u00e9ration de la d\u00e9votion qu&rsquo;ils ont \u00e0 lad&rsquo;Eglise b\u00e9nitte&#8230;..connaissant la fluance du peuple y venire par d\u00e9votion de toute part de jour \u00e0 autres ; n\u00e9anmoins lad&rsquo;d\u00e9votion faitte pour prier la toutte-puissance de Dieu aud&rsquo;jour de vouloir colloquer leurs \u00e2mes en son royaume de paradis comme de tous leurs pr\u00e9decesseurs, parans et amis&#8230;.De plus, donnent lesd&rsquo;fondateurs \u00e0 lad&rsquo;\u00e9glise dud&rsquo;Estival une pioche et une paile de ferr pour faire les fosses des morts, pour le service de l&rsquo;Eglise seulement, avec un drap noir pour mestre sur la bi\u00e8re des morts, avec deux livres et quinze sols d&rsquo;argent qu&rsquo;ils donnent aussy \u00e0 lad&rsquo;Eglise pour y faire quelques r\u00e9parations, suivant que lesd&rsquo;habitans leurs promettrons de placer dans lad&rsquo;Eglise un petit banc de la longueur de cinq pied et de la largeur despuis le Confessionnal jusque au b\u00e2ton du Confaron, (banni\u00e8re de procession.<\/em>)<\/p>\n<p>10-1912<\/p>\n<p>Honorable Henry Mar\u00e9chal mourut le 15 octobre 1740, il avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 dans la tombe par son \u00e9pouse Claudine Barrau qui \u00ab\u00a0tr\u00e9passa le 13 et fut inhum\u00e9e le 14 mars 1737, dans l&rsquo;Eglise d&rsquo;Estival\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Honorable Andr\u00e9 Mar\u00e9chal, fils des pr\u00e9c\u00e9dents et \u00e9poux de <em>\u00ab\u00a0honnette demoiselle Ang\u00e8le Bayard\u00a0\u00bb<\/em>, mourut le 6 may 1737, \u00e0 l&rsquo;age de 35 ans. Il avait eu de son \u00e9pouse de nombreux enfants, mais les registres, nous apprennent que la plupart moururent en bas \u00e2ge, Ang\u00e8le Bayard fut, elle aussi une grande bienfaitrice de la chapelle et de la communaut\u00e9 d&rsquo;Estival ; et bien que son fils Jean-Etienne Mar\u00e9chal, soit le fondateur l\u00e9gal du bureau de bienfaisance d&rsquo;Estival, on peut affirmer qu&rsquo;il fit cette fondation sous l&rsquo;inspiration ou recommandation de sa m\u00e8re .<\/p>\n<p>Jean-Etienne Mar\u00e9chal, \u00ab\u00a0bachelier aux droits civil, homme de loi, qui par 242 suffrages sur 259 votants, fut \u00e9lu le premier des \u00e9lecteurs cantonaux pour la nomination d&rsquo;un d\u00e9put\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e l\u00e9gislative\u00a0\u00bb, mourut le 6 novembre 1811, \u00e0 l&rsquo;age de 76 ans. Par son testament en date du 23 may 1811, il avait fond\u00e9 le Bureau de Bienfaisance d&rsquo;Etival; dont extrait:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>10\u00b0 Je donne aux pauvres d&rsquo;Etival, deux capitaux de rente qui me sont d\u00fbs savoir : un par Claude-Fran\u00e7ois Devaux de Ronchaux, par acte re\u00e7u Piard notaire le 30 mars 1738, et renouvel\u00e9 en 1808, portant la somme de 200 livres, ce dernier a \u00e9t\u00e9 pass\u00e9 par Jean-Marie et Fran\u00e7ois-Marie Devaux.- L&rsquo;autre rente d\u00fbe par Claude-Joseph Bouvier, d&rsquo;Etival, par acte de notaire Richerateau en 1776 renouvel\u00e9 en 1808, par Antoine et G\u00e9rard Bouvier en principal de 800fr\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Sommes qui dans la suite furent vers\u00e9es entre les mains des administrateurs du Bureau de Bienfaisance et constituent le principal de la susdite fondation.<\/p>\n<p>Jean-Etienne Mar\u00e9chal \u00e9tait mort sans laisser d&rsquo;enfants ; s&rsquo;il en eut de son \u00e9pouse Delle Reymondet, ils l&rsquo;avaient pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 dans la tombe.<\/p>\n<p>l&rsquo;h\u00e9riti\u00e8re de sa maison et de ses biens fut Melle Sophie Buffet de Saint-Claude, sa parente par les Bayard ou les Reymondet. La maison ch\u00e2teau des Mar\u00e9chal appartient actuellement \u00e0 Mme Laurence de Chaill\u00e9, veuve du Colonel Alph\u00e9e Buffet, petit neveu de Melle Sophie Buffet.<\/p>\n<p>Elle est toujours la maison de bienfaisance. Sur le linteau de la porte d&rsquo;entr\u00e9e se voit l&rsquo;\u00e9cusson des Mar\u00e9chal avec armes parlantes : Clous et fers-\u00e0-cheval.<\/p>\n<p>Maintenant que j&rsquo;ai mis sous les yeux du lecteur la liste aussi compl\u00e8te qu&rsquo;il m&rsquo;a \u00e9t\u00e9 possible, des Seigneurs, Abb\u00e9s et La\u00efcs d&rsquo;Etival et Ronchaux, ainsi que les principaux faits les concernant, qu&rsquo;on me permette quelques r\u00e9flexions.<\/p>\n<p>D&rsquo;aucuns quand ils abordent le chapitre f\u00e9odalit\u00e9 ne peuvent se d\u00e9fendre de repr\u00e9senter les seigneurs comme d&rsquo;impitoyables tyrans, gouvernant par le fouet et pour le moindre d\u00e9lit, jetant en de sombres cachots, ou pendant haut et court leurs serfs et manants. Je l&rsquo;ai dit d\u00e9j\u00e0, je n&rsquo;ai pas la pr\u00e9tention d&rsquo;absoudre la f\u00e9odalit\u00e9 des abus qu&rsquo;elle a pu commettre; qu&rsquo;on veuille bien citer une \u00e9poque o\u00f9 il n&rsquo;y ait pas d&rsquo;abus, Seulement il me semble que les Seigneurs d&rsquo;Estival et Ronchaux n&rsquo;\u00e9taient pas en si mauvaises relations avec leurs cerfs et manants pour me servir de l&rsquo;expression consacr\u00e9e. En dehors de ce que j&rsquo;ai dit d\u00e9j\u00e0, un fait ou plut\u00f4t une s\u00e9rie de faits que nous font conna\u00eetre les registres de Catholicit\u00e9 de la paroisse, suffirait \u00e0 le prouver. En effet nous voyons les seigneurs d&rsquo;Estival et Ronchaux.-les de Laubespin,-les de Lezay,-les de Mandre, de Favier de Romanet, tr\u00e8s fr\u00e9quemment parrain ou marraines d&rsquo;enfants du pays ,tant\u00f4t tenant eux-m\u00eames les enfants sur les fonts, tant\u00f4t se faisant repr\u00e9senter.<\/p>\n<p>Or ces nombreux parrainages que je noterai \u00e0 l&rsquo;article chapelle, n&rsquo;indiquent-ils pas des relations amicales, bienveillantes, on pourrait dire familiales. Le paysan n&rsquo;est plus le serf, l&rsquo;esclave du seigneur, mais son ami, son fils spirituel. Dans ces temps malheureux de guerres, de pestes, de fl\u00e9aux de toutes sortes, les pauvres habitants ruin\u00e9s par le pillage et l&rsquo;incendie, trouvaient toujours aide, asile et protection aupr\u00e8s du seigneur, leur parrain ou celui de leurs enfants.<\/p>\n<p>Quand au gouvernement des seigneurs-abb\u00e9s, je crois pouvoir affirmer qu\u2019il fut bienveillant encore et surtout plus d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9 que celui des seigneurs-la\u00efcs. Je n\u2019en veux pour preuve que le fait suivant dont personne ne niera l\u2019importance. C\u2019est que lors de l\u2019affranchissement par l\u2019abb\u00e9 de Saint Claude, Pierre Morel 1<sup>er<\/sup>, en 1443, des deux communaut\u00e9s d\u2019Etival et de Ronchaux, le seigneur-abb\u00e9 leur donna non pas seulement la jouissance, un droit d\u2019usage ou d\u2019affouage, mais la possession proprement dite des for\u00eats qui font encore actuellement la richesse de la commune.<\/p>\n<p>Tandis que si les habitants de Ch\u00e2tel de Joux sont moins privil\u00e9gi\u00e9s en richesse foresti\u00e8re, c\u2019est parce que le seigneur la\u00efc de Clairvaux, ne leur avait conc\u00e9d\u00e9 primitivement qu\u2019un droit d\u2019usage affouager sur certaines parties de l\u2019immense for\u00eat qu\u2019il poss\u00e9dait dans la r\u00e9gion et que ce fut cette partie seulement sur laquelle ils avaient des droits affouagers qui leur fut reconnue en propri\u00e9t\u00e9 par plusieurs jugements formul\u00e9s sur les r\u00e9clamations qu\u2019en plusieurs circonstances, les susdits habitants port\u00e8rent devant les tribunaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1912-09 suite Il n&rsquo;avait rien de f\u00e9odal \u00e0 proprement parler, c&rsquo;\u00e9tait une vaste maison seigneuriale b\u00e2tie par Messire de Mandre, \u00e9poux de dame Claude-Fran\u00e7oise de Laubespin, baronne de l&rsquo;Aigle, enterr\u00e9e \u00e0 la chapelle d&rsquo;Estival, ainsi que nous l&rsquo;avons dit. 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