{"id":205,"date":"2014-12-08T21:43:36","date_gmt":"2014-12-08T20:43:36","guid":{"rendered":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=205"},"modified":"2015-02-19T22:27:48","modified_gmt":"2015-02-19T21:27:48","slug":"etival-ronchaux-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=205","title":{"rendered":"La vie des villages"},"content":{"rendered":"<p><a title=\"Industries anciennes et nouvelles.\" href=\"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=196\">Industries<\/a> &#8211; <a title=\"Avant 1678\" href=\"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=250\">Avant 1678<\/a> &#8211; <a title=\"Apr\u00e8s 1678\" href=\"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=260\">Apr\u00e8s 1678<\/a> &#8211; <a title=\"Echevins et Maires avec R\u00e9alisations\" href=\"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=212\">Les Maires<\/a> &#8211; <a title=\"Recteurs-Ma\u00eetres-Ma\u00eetresses\" href=\"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=220\">Recteurs et Ma\u00eetres<\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">1912-11<\/span><br \/>\nEtival &#8211; Ronchaux<\/p>\n<p>Quoiqu&rsquo;il en soit de l&rsquo;\u00e9tymologie d&rsquo;Etival; que son nom vienne d&rsquo; \u00ab\u00a0Astiva castra\u00a0\u00bb camps d&rsquo;\u00e9t\u00e9, ou de \u00ab\u00a0Vallis \u0153stiva\u00a0\u00bb vallon d&rsquo;\u00e9t\u00e9, ou mieux, ainsi que je crois l&rsquo;avoir \u00e9tabli, de \u00ab\u00a0Cella \u0153stiva\u00a0\u00bb grange monastique d&rsquo;\u00e9t\u00e9 ; Que celui de Ronchaux vienne de \u00a0\u00bb Roche\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Rochal\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Rocher\u00a0\u00bb, ou de \u00ab\u00a0Rom-chod\u00a0\u00bb bois des Romains, \u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9 de celui des \u00a0\u00bb Galls , Gaulois\u00a0\u00bb, comme le marque D\u00e9sir\u00e9 Monnier dans l&rsquo;annuaire du Jura de 1868. Il n&rsquo;y eut pas d\u00e8s le principe d&rsquo;agglom\u00e9ration d&rsquo;habitations constituant des villages proprement dits.<\/p>\n<p>Des meix avec granges plus ou moins rapproch\u00e9s de la Celle monastique, furent conc\u00e9d\u00e9s \u00e0 diverses \u00e9poques. A mesure que le territoire se d\u00e9frichait les colons se pr\u00e9sentaient. Comme la vall\u00e9e, ainsi que je l&rsquo;ai dit, est constitu\u00e9e de petits vallons ou combes s\u00e9par\u00e9es les unes des autres par des ar\u00eates rocailleuses, on retrouve des granges ou maisons en chacune de ces combes.<br \/>\nDe nombreux chazals nous donnent encore une id\u00e9e de ce que furent d\u00e8s le principe les communaut\u00e9s d&rsquo;Estival et de Ronchaux.<br \/>\n&#8211; La maison Charles<br \/>\n&#8211; Les chazeaux sous la vye ou chazal.<br \/>\n&#8211; Le chazal Gruet<br \/>\n&#8211; Les maresches Rives<br \/>\n&#8211; La grange<br \/>\n&#8211; La combe Tournier<br \/>\n&#8211; La maison du Ronchaux<br \/>\n&#8211; Les Lev\u00e9es<br \/>\n&#8211; Sous les Lev\u00e9es<br \/>\n&#8211; Aux Amarettes etc&#8230;.\u00a0\u00a0 puis sur la montagne<br \/>\n&#8211; Les granges de Combe Garcier<br \/>\n&#8211; La combe du Tour<br \/>\n&#8211; de la Fauge (de la fange dans le texte)<br \/>\n&#8211; de l&rsquo;Epinois<br \/>\n&#8211; de la Lierre<br \/>\n&#8211; du ch\u00eane<br \/>\net sur les lacs un certain nombre d&rsquo;autres jusqu&rsquo;\u00e0 la Chenalette.<\/p>\n<p>A mesure que les maisons se multipliaient, le seigneur-abb\u00e9 \u00e9tablissait une pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 et conc\u00e9dait des fiefs : la circonscription se constituait en communaut\u00e9.<br \/>\nEstival et Ronchaux constitu\u00e8rent deux communaut\u00e9s avec chacune leurs \u00e9schevins propres; mais ayant leurs bois et leurs communaux indivis\u00e9s et communs, nous le voyons par les actes suivants ; un premier acte dat\u00e9 de 1646 conc\u00e9dant le droit de <em>\u00ab\u00a0vaine p\u00e2ture \u00e0 l&rsquo;honorable Fran\u00e7ois Pyard, dit Romand des Piards dans certains prels au lieudit Cernois, Combe Garcier, \u00e0 la Lierre, Cernois Roujon&#8230;de la part des eschevins et habitans d&rsquo;Estival ont conc\u00e9d\u00e9 les susdits endroits aud&rsquo;Fran\u00e7ois Pyard stipulant que dessus en ce qui les touche et concerne et sans pr\u00e9judice des droits desd&rsquo;habitans dud&rsquo;Ronchaux que lesd&rsquo;d&rsquo;Etival n&rsquo;entendent attenter ni d\u00e9roger par cette, en fa\u00e7on que se soit, \u00e0 raison que l&rsquo;une ni l&rsquo;autre des communaut\u00e9s desd&rsquo;lieux d&rsquo;Estival et Ronchaux, ne peuvent ni vendre, aliner, ni hypoth\u00e9quer de leurs communs, ni donner aucun droit sur iceux que ce soit sans le consentement l&rsquo;une de l&rsquo;autre&#8230;fait et pass\u00e9 aud&rsquo;Estival le dix-septi\u00e8me jour du mois de juin, apr\u00e8s mydi de l&rsquo;an mil-six-cent-quarante-six en pr\u00e9sence de v\u00e9n\u00e9rable et discrette personne messire Denis Regaud, pr\u00eatre-Chapelain perp\u00e9tuel aud&rsquo;Estival. Sign\u00e9: 1) Regaud, A. Berrey. notaire.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Un deuxi\u00e8me acte dat\u00e9 de 1703, par lequel les habitans dud&rsquo;Ronchaux reconnaissent \u00e0 l&rsquo;honnorable Henry Piard des Piards avoir c\u00e9d\u00e9 \u00e0 son p\u00e8re feu honorable Fran\u00e7ois Piard dit Romand des Piards, droits de vaine P\u00e2ture en plusieurs combes sur montagne, combe Garey, Hagnelet, Cernois-Rougeon, aux r\u00e9serves que lesd&rsquo; de Ronchaux se sont r\u00e9serv\u00e9s le droit apr\u00e8s les premiers fruits lev\u00e9s, cueillys et amass\u00e9s, de passer et repasser et p\u00e2turer par lesd&rsquo;pr\u00e9s et h\u00e9ritages lorsqu&rsquo;il leur conviendra distraire des bois des montagnes ou autrement comme bon leur semblera ; m\u00eame qu&rsquo;arrivant les malheurs de guerre lesd&rsquo;habitans se pourront retirer et passer par lesd&rsquo;pr\u00e9s en tout lieu et saisons pour et rester es montagnes \u00e9tant environ d&rsquo;iceux pr\u00e9s sans aucun emp\u00e8chement&#8230;\u00a0\u00bb Nous voyons d&rsquo;apr\u00e8s cet acte que ceux des Ronchaux avaient d\u00f9 passer en 1646 un acte semblable \u00e0 celui des habitants d&rsquo;Estival et sans aucun doute avec les m\u00eames r\u00e9serves que droits d&rsquo;autant qu&rsquo;il est dit ailleurs encore, \u00ab\u00a0les for\u00eats et Combes \u00e0 la Lierre, Cernois, Combe Roujon et autres \u00e9taient territoire franc et de franche condition d&rsquo;Estival et Ronchaux\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les habitants des deux communaut\u00e9s habit\u00e8rent donc d\u00e8s le principe des maisons ou granges diss\u00e9min\u00e9es et plac\u00e9es au centre de leur exploitation rurale. Et cela plus particuli\u00e8rement jusqu&rsquo;a la fin du XVI\u00e8me si\u00e8cle.<br \/>\nComme l&rsquo;existence de nos anc\u00eatres en ces fermes \u00e9cart\u00e9es doit para\u00eetre triste et malheureuse \u00e0 notre \u00e9poque d&rsquo;agglom\u00e9ration \u00e0 outrance. L&rsquo;\u00e9t\u00e9, passe encore, car leurs habitants peuvent se voir et se fr\u00e9quenter au moment des travaux ou tout au moins le dimanche en se rendant \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise paroissiale de Soucia et plus tard \u00e0 la chapelle d&rsquo;Estival. Mais l&rsquo;hiver, quand la neige remplit de ses concyres les charri\u00e8res qui m\u00e8nent \u00e0 la grange, que les gens sont litt\u00e9ralement enferm\u00e9s dans leurs maisons basses \u00e0 moiti\u00e9 elles-m\u00eames ensevelies par la neige, combien malheureuse et triste, encore une fois, l&rsquo;existence de tels habitants!<br \/>\nSans doute ils n&rsquo;avaient pas toutes les commodit\u00e9s et avantages que peut offrir le groupement du village, mais peut-\u00eatre n&rsquo;en avaient-ils pas certains inconv\u00e9nients. Et d&rsquo;abord, croyons bien qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas plus, sinon moins que nous peur de la neige, et que s&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas les skis, ils avaient les raquettes. Et puis ils savaient occuper les longues semaines et longs mois d&rsquo;hiver.<br \/>\nPendant que les vieillards octog\u00e9naires nonag\u00e9naires et parfois centenaires r\u00e9chauffaient au feu de l\u00e2tre, leurs membres refroidis par l&rsquo;age, les plus habiles fabriquaient les armoires \u00e0 pain, (panarii opifices) et les fameuses rati\u00e8res dont j&rsquo;ai parl\u00e9 au n\u00b0 de janvier 1911, les serres (Scieries) du Coupet, de la Croch\u00e8re, du Pravais et des Amarettes avaient servis \u00e0 descier les planches n\u00e9cessaires.<br \/>\nD&rsquo;autres, dans les groupes de la montagne, arm\u00e9s du <em>fenden<\/em> fabriquaient les ancelles ou tavaillons n\u00e9cessaires \u00e0 la toiture des maisons . Pendant que la m\u00e8re et les filles filaient le chanvre qui servira \u00e0 faire la toile m\u00e9nag\u00e8re, et aussi \u00e0 fabriquer le droguet, cette \u00e9toffe ind\u00e9chirable et inusable, qui doit servir \u00e0 rev\u00eatir toute la maisonn\u00e9e. Les plus anciennes, avec la paille choisie, sous le fl\u00e9au, fabriquaient les chapeaux plus ou moins vastes, \u00e0 l\u2019instar de ceux de la mode actuelle, qui tout en les coiffant, leur tiendra lieu d\u2019ombrelle et de parapluie.<\/p>\n<p>Mais de quoi vivaient-ils? Pr\u00e9voyants comme la fourmi, ils assuraient \u00e0 l\u2019automne leur provision de farine d\u2019orge, moulue aux moulins de La Croch\u00e8re, Du Bief Sous Le Mont, Des Amarettes. Cette farine servait \u00e0 confectionner un pain rafra\u00eechissant et digeste et aussi les fameux Cassons d\u2019une conservation plus qu\u2019annuelle et que seule la cuisson pouvait amollir. L\u2019huile des faines de leurs foyards alimentait la lampe fumeuse, et celle des noisettes de leurs buissons servait \u00e0 l\u2019assaisonnement des l\u00e9gumes, avec cela le laitage de leurs vaches ou de leurs ch\u00e8vres et peut \u00eatre d\u00e9j\u00e0 quelques tomes ou chevrets, constituaient la meilleure des nourritures.<br \/>\nSans doute, direz-vous, mais en cas de maladies? Eh, mon dieu! Malades ils l\u2019\u00e9taient bien quelques fois, tout au moins pour mourir. Mais alors en cas de refroidissement par exemple, une bonne su\u00e9e, quelques infusions de bourgeons de sapin, de Th\u00e9 des bois et autres plantes (rem\u00e8des de bonne femme), au printemps, quelques plantes am\u00e8res remettaient le sang et rendaient la sant\u00e9<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">1912-12<\/span><br \/>\nD\u00e8s le principe, avons-nous dit, les habitants des deux communaut\u00e9s habit\u00e8rent des maisons ou granges diss\u00e9min\u00e9es sur le territoire. Ce n\u2019est pas \u00e0 dire qu\u2019il n\u2019y e\u00fbt qu\u2019un noyau d\u2019habitations aux Ronchaux, autour du ch\u00e2teau \u00e0 Etival, proche de la chapelle.<\/p>\n<p>Mais d\u00e8s la fin du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, plusieurs causes dont nous verrons la gravit\u00e9, forc\u00e8rent les habitants \u00e0 se r\u00e9unir en groupements plus compacts. Si bien qu\u2019\u00e0 l\u2019exception de quelques fermes \u00e9loign\u00e9es qui subsist\u00e8rent jusque vers le milieu du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, les villages d\u2019Etival et de Ronchaux pr\u00e9sent\u00e8rent \u00e0 peu pr\u00e8s les m\u00eames groupements qu\u2019au temps actuel. D\u2019ailleurs un nouveau genre de vie, l\u2019\u00e9tablissement de fromageries dans les villages contribu\u00e8rent aussi \u00e0 la disparition des derni\u00e8res fermes \u00e9cart\u00e9es. Malgr\u00e9 le malheur des temps (guerres et pestes), au XVI<sup>e<\/sup> et XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cles, il est certain qu\u2019Etival et Ronchaux eurent alors une certaine importance. L\u2019existence d\u2019une pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 dont le titulaire poss\u00e9dait et habitait le ch\u00e2teau de Ronchaux, celle de plusieurs fiefs importants dont les ma\u00eetres et possesseurs nobles et gentilshommes avaient ch\u00e2teau et maisons fortes tant \u00e0 Etival qu\u2019\u00e0 Ronchaux, la pr\u00e9sence des De Ronchaux, des De Mandre, de Barons de l\u2019Aigle qui habituellement y demeuraient, devait donner importance et bien-\u00eatre aux habitants du pays. Nous y voyons d\u00e8s le commencement au XVe si\u00e8cle (1414), une chapelle avec chapelain perp\u00e9tuel.<br \/>\nEn 1630, <em>\u00abMa\u00eetre Jean Voland, bourgeois de Saint-Oyan, de Joux, notaire publique et jur\u00e9 des cours d\u2019icelle en pr\u00e9sence des t\u00e9moins en bas nomm\u00e9s\u2026\u00bb<\/em> \u00e9tablit un acte de vente <em>\u00ab faict et pass\u00e9 au lieu de Ronchaux en la maison dud\u2019notaire soubsign\u00e9 le vingt-sixi\u00e8me jour du mois de juillet mil-six-cent et trente.\u00bb<br \/>\n<\/em>Vers la m\u00eame \u00e9poque et s\u00fbrement de 1638 \u00e0 1678 ann\u00e9e de sa mort, Anathole Berrez, d\u2019Etival, fut notaire \u00e0 Etival, de nombreux actes de vente en font foi. <em>\u00abEn 1642, l\u2019amondiataire de la seigneurie de Ch\u00e2tel de Joux, Estival et Ronchaux, \u00e9tait un nomm\u00e9 Rigoulet, sergent \u00e0 Estival.\u00bb<\/em> Toutes choses, me semble-t-il, qui nous montrent l\u2019importance du pays \u00e0 cette \u00e9poque.<br \/>\nJ\u2019ai donn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment la liste des Eschevins des deux communaut\u00e9s, comme aussi celle des ma\u00eetres d\u2019\u00e9cole. J\u2019ai suffisamment prouv\u00e9 alors que nos anc\u00eatres n\u2019\u00e9taient pas sans instruction. Quand au chiffre de la population des deux communaut\u00e9s, il varie suivant les temps. Moindre aux \u00e9poques d\u2019invasions et de peste, il augment aussit\u00f4t que ces fl\u00e9aux ont cess\u00e9. Voici quelques chiffres qu j\u2019ai pu d\u00e9couvrir \u00e0 ce sujet.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s un m\u00e9moire du conseill\u00e9 Jacquard, du 24 octobre 1644, Etival comptait 15 feux, Les Ronchaux 13 feux.<br \/>\nLe recensement de 1659, porte pour Etival 97 habitants et pour Les Ronchaux 127 habitants<br \/>\nEn 1777, lors du proc\u00e8s de d\u00e9membrement de la chapelle d\u2019Etival de l\u2019Eglise m\u00e8re de Soucia, par devant l\u2019Officialit\u00e9 de Besan\u00e7on, Etival et Les Ronchaux comptaient 518 habitants.<br \/>\nLe recensement du 22 mars 1801, indique pour Les Ronchaux seulement, 26 maisons, 44 m\u00e9nages et 240 habitants. Il porte aussi qu\u2019il y avait aux Ronchaux, 4 charrues, 16 chevaux, 130 vaches, 30 veaux et g\u00e9nisses et 2 fromageries. Je n\u2019ai pas d\u00e9couvert le recensement d\u2019Etival de la m\u00eame date.<\/p>\n<p>Puis ce sont les chiffres port\u00e9s dans l\u2019Ordo dioc\u00e9sain, dans lesquels la paroisse enti\u00e8re entre en compte.<br \/>\nEn 1851 : 694 habitants<br \/>\nEn 1866 : 593 habitants<br \/>\nEn 1906 : 432 habitants<br \/>\nEn 1912 : 430 habitants<\/p>\n<p>Relativement au mouvement proprement dit de la population, je ne saurais l\u2019\u00e9tablir que durant le XIXe si\u00e8cle (de 1800 \u00e0 1900), 1630 naissances et bapt\u00e8mes et 1365 d\u00e9c\u00e8s et inhumations dans la paroisse d\u2019Etival. La moyenne de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du si\u00e8cle pour les naissances, fut de 24 et de 12 seulement pour la seconde moiti\u00e9.<\/p>\n<ul>\n<li>1829\u00a0: 24 bapt\u00eames<\/li>\n<li>1835\u00a0: 29 bapt\u00eames<\/li>\n<li>1837\u00a0: 26 bapt\u00eames<\/li>\n<li>1843 : 30 bapt\u00eames<\/li>\n<li>1844\u00a0: 12 bapt\u00eames<\/li>\n<li>1847\u00a0: 9 bapt\u00eames<\/li>\n<li>1860\u00a0: 9 bapt\u00eames<\/li>\n<li>1865\u00a0: 19 bapt\u00eames<\/li>\n<li>1867\u00a0: 24 bapt\u00eames<\/li>\n<li>1882\u00a0: 4 bapt\u00eames<\/li>\n<li>1885\u00a0: 5 bapt\u00eames<\/li>\n<li>1893\u00a0: 1 bapt\u00eame<\/li>\n<\/ul>\n<p>Quand aux d\u00e9c\u00e8s, la moyenne pour tout le cours du si\u00e8cle fut de 14 d\u00e9c\u00e8s par an. Les ann\u00e9es ou la mortalit\u00e9 fut la plus grande sont\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>1817\u00a0: 28 d\u00e9c\u00e8s<\/li>\n<li>1854\u00a0: 21 d\u00e9c\u00e8s<\/li>\n<li>1868\u00a0: 25 d\u00e9c\u00e8s<\/li>\n<li>1869\u00a0: 22 d\u00e9c\u00e8s<\/li>\n<li>1873\u00a0: 20 d\u00e9c\u00e8s<\/li>\n<\/ul>\n<p>La cause de la grande mortalit\u00e9 en 1817 fut la disette, la ch\u00e8re ann\u00e9e, durant laquelle M. Chav\u00e9riat, alors cur\u00e9 de la paroisse, fit acheter de ses deniers plusieurs quintaux de farine, pour \u00eatre distribu\u00e9e aux plus n\u00e9cessiteux de la paroisse. En 1854, ce fut le chol\u00e9ra qui accru de quelques unit\u00e9s le chiffre ordinaire des d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n<p>Et maintenant, amis lecteurs, si vous recherchez les causes des variations et surtout de la diminution de la population dans la paroisse au cours du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, laissez moi vous indiquer les deux principales \u00e0 mon avis. La premi\u00e8re que donne d\u00e9j\u00e0 Rousset (Dictionnaire du Jura), fut l\u2019\u00e9migration d\u2019un certain nombre de jeunes gens et jeunes personnes, dans les grandes villes o\u00f9 ils esp\u00e9raient trouver sans doute plus de bien \u00eatre et peut \u00eatre plus de libert\u00e9. La seconde cause de d\u00e9population, du moins dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du si\u00e8cle, peut \u00eatre imput\u00e9 au c\u00e9libat d\u2019un certain nombre, et aux mariages tardifs des autres.<\/p>\n<p>Citons en cet endroit les noms des plus anciennes familles d\u2019Etival et des Ronchaux. Ce sont d\u2019abord les familles qui ont donn\u00e9es leur nom aux meix dont elles \u00e9taient les tenanci\u00e8res \u00e0 savoir \u00e0 Etival:<br \/>\n-Les meix Janod dit Perrin<br \/>\n-Bel (d\u2019o\u00f9 Jean Bel, Jambel en 1677)<br \/>\n-Berel(Berrez)<br \/>\n-Fraizier<br \/>\n-Janodet<br \/>\n-Bouchard<\/p>\n<p>Aux Ronchaux<br \/>\n-Les meix Alardet<br \/>\n-Tournier<br \/>\n-Janod<br \/>\n-Russy<br \/>\n-Peruchet<br \/>\n-Bunod<br \/>\n-Paget<br \/>\n-Ronchaux<\/p>\n<p>En 1548, 1592, 1594, on trouve en des reconnaissances \u00e0 terrier les noms suivants aux Ronchaux : Girard, Bunod, Perruchet, Allardet dit Girod, De Gouss\u00e8re, Russy, Pierre Grus, Tournier, De Ronchaud, Devaux dit Fourg, Aux Amarettes, Denis Perrier dit Grand. En 1667 Claude Cassabois, Girard\u2013Claudon, Quoniam, Bunod Quoniam, Devaux dit Fanez.<br \/>\nA Etival, 1592, 1594 : Janod dit Perrin, Fraizier-Huguenin, Berel, Janodet, Denis Berel dit Pion, Janod-Besson, Claude Pitiat, Lestivant. En 1667 avec les pr\u00e9c\u00e9dents : Henry Bouvier, Claude Mathieu dit Moure, Girod dit Rigolet, Pierre Paget dit Courvoisier, Estienne Hugon dit Jeannin.<br \/>\nActuellement nous avons encore aux Ronchaux les noms de : Girard, Bunod, Bunod-Quoniam, Allardet, Deveaux, Cassabois, Girard-Claudon. A Etival, ceux de : Perrin, Berrez, Bouvier, Mathieu<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Industries &#8211; Avant 1678 &#8211; Apr\u00e8s 1678 &#8211; Les Maires &#8211; Recteurs et Ma\u00eetres 1912-11 Etival &#8211; Ronchaux Quoiqu&rsquo;il en soit de l&rsquo;\u00e9tymologie d&rsquo;Etival; que son nom vienne d&rsquo; \u00ab\u00a0Astiva castra\u00a0\u00bb camps d&rsquo;\u00e9t\u00e9, ou de \u00ab\u00a0Vallis \u0153stiva\u00a0\u00bb vallon d&rsquo;\u00e9t\u00e9, ou &hellip; <a href=\"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=205\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":104,"menu_order":5,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-205","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/205","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=205"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/205\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":507,"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/205\/revisions\/507"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/104"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=205"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}