{"id":269,"date":"2014-12-17T15:50:59","date_gmt":"2014-12-17T14:50:59","guid":{"rendered":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=269"},"modified":"2015-02-19T23:07:50","modified_gmt":"2015-02-19T22:07:50","slug":"entreprises-belliqueuses","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=269","title":{"rendered":"Entreprises belliqueuses"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff0000;\">1913-09<\/span><\/p>\n<p>Il va sans dire que sous l&rsquo;ancien r\u00e9gime la France poss\u00e9dait une arm\u00e9e de terre et une marine m\u00eame, capables de faire respecter son nom en Europe. La marine comptait en 1789, 226 b\u00e2timents de guerre. Le recrutement des marins se faisait au moyen de l&rsquo;inscription maritime \u00e9tablie par Colbert. L&rsquo;arm\u00e9e de terre comprenait : l&rsquo;arm\u00e9e permanente et les milices provinciales qui formaient des sortes de bataillons de r\u00e9serve. L&rsquo;arm\u00e9e permanente se recrutait par des engagements volontaires. La milice provinciale organis\u00e9e par bataillons compos\u00e9s d&rsquo;hommes appartenant \u00e0 la m\u00eame province, se recrutait par le tirage au sort.<br \/>\nLes gens du peuple \u00e9taient seuls astreints \u00e0 la milice, dont le service durait 5 ans . En temps de paix, les miliciens demeuraient dans leurs foyers, ils \u00e9taient seulement astreints \u00e0 des exercices p\u00e9riodiques. Pendant la guerre, leurs bataillons renfor\u00e7aient les r\u00e9giments de l&rsquo;arm\u00e9e permanente.<br \/>\nMais ces arm\u00e9es n&rsquo;allaient bient\u00f4t plus suffire \u00e0 la d\u00e9fense du pays menac\u00e9 par la coalition des nations effray\u00e9es par les progr\u00e8s de la r\u00e9volution fran\u00e7aise. Ma\u00eetres dans l&rsquo;assembl\u00e9e l\u00e9gislative, les Girondins forcent Louis XVI \u00e0 d\u00e9clarer la guerre \u00e0 l&rsquo;Autriche, 20 avril 1792.<br \/>\nLes d\u00e9buts des hostilit\u00e9s nous furent d\u00e9favorables, les revers de nos arm\u00e9es surexcit\u00e8rent les passions populaires.<\/p>\n<p>A la nouvelle de la prise de Verdun par l&rsquo; ennemis le drapeau noir fut arbor\u00e9 sur la tour de Notre-Dame de Paris, le canon tonna d&rsquo;heure en heure. L&rsquo;assembl\u00e9e d\u00e9cr\u00e9ta que la Patrie \u00e9tait en danger, mais comme toujours et \u00e0 chaque fois la France fut agit\u00e9e par un ardent patriotisme. Dans toutes les villes et m\u00eame dans les campagnes, des bureaux improvis\u00e9s re\u00e7urent les enr\u00f4lements volontaires. Mais aussi d&rsquo;abord il fallait pourvoir \u00e0 l&rsquo;armement, \u00e0 la subsistance et au transport des arm\u00e9es.<br \/>\nL&rsquo;Assembl\u00e9e y pourvoit par des recensements et r\u00e9quisitions ordonn\u00e9es dans toute la France.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Le 4 mai 1792, l\u00e9 citoyen assembl\u00e9s \u00e0 l&rsquo;invitation de M. le Maire de Ronchaux, qui a fait lecture d&rsquo;une circulaire de M.M les administrateurs du directoire du district de Saint-Claude, relatif \u00e0 la d\u00e9claration de guerre, \u00e0 l&rsquo;invitation du Mar\u00e9chal Lukner (Commandant l&rsquo;arm\u00e9e de l&rsquo;Est) ,qui demande au citoyen fran\u00e7ais et au municipalit\u00e9s de donner un \u00e9tat des chevaux, voitures et autres ressources pour le transport de larm\u00e9e, en conc\u00e9quance le conseil d\u00e9clare que la municipalit\u00e9 de Ronchaud peut fournir des chevaux et jumand ainsy qu&rsquo;il suit :<\/em><br \/>\n<em>1\u00b0) Jean-Etienne Devaux une jumand.<br \/>\n2\u00b0) Andr\u00e9 Bunod, un cheval et une jumand etc. au total 15 lesquel jumand et chevaux nous offront au service de la patrie et au besoin de l&rsquo;\u00e9tat :fait \u00e0 Ronchaud.\u00a0\u00bb <\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0le 29 juillet 1792, il est fait d\u00e9claration des armes poss\u00e8d\u00e9s par les citoyens de Ronchaud, savoir : 17 fusils et 3 sabres ,dont les susd&rsquo;fusils ne sont points de calibre de gaire et une partie en mauvais \u00e9tat dont nous d\u00e9claront que nous l\u00e9 offront pour la d\u00e9fanse de la patrie et nous somme prais \u00e0 nous en servir nous-m\u00eame et de vivre libre ou mourir, le tous fait en a sembl\u00e9.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\nLe onze du mois d&rsquo;ao\u00fbt m\u00eame ann\u00e9e, nouvelle r\u00e9union des citoyens.<br \/>\n<em>\u00ab\u00a0pour recueillir l\u00e9 dont p\u00e9cuniaire pour faire une somme pour donner au jeune citoyen enroll\u00e9 pour la d\u00e9fance de la patrie endang\u00e9e.<br \/>\nPremi\u00e8remand, s\u00e8 pr\u00e9santer Marie-Antoine Lacroix, lequel a offer 15 livres, Jean-Etienne Devaux adonn\u00e9 35 livres et apay\u00e9s, Fran\u00e7ois-Marie Gauthier, a promis 10 livres a payer demain matin, Jean-Joseph Liboz, fruitier ,5 livres en tout 35 citoyens qui ont vers\u00e9 la somme de 400 livres.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Puis sont des r\u00e9quisitions de paillasses et d&rsquo;habits pour les troupes.<br \/>\n<em>\u00a0\u00bb L&rsquo;an 1793, second de la R\u00e9p. Fr. le 4 octobre, le conseil g\u00e9n\u00e9ral de la commune \u00e9tant assembl\u00e9, lecture a \u00e9t\u00e9 faitte par le secr\u00e9taire grefier d&rsquo;une r\u00e9quisition faitte par l\u00e9 repr\u00e9sentan du peuple en commition, \u00e0 D\u00f4le, portant art 1. que l&rsquo;administration du Juras et requise de fournir par l\u00e9 citoyen riche de son arondicemant atitre de pr\u00e8s \u00e0 la r\u00e9publique la quantit\u00e9e de douse cent paillace, douse cent matelas, douse cent traversains et douse mille quatre cent pairs de draps de lits, vu aussy la r\u00e9quisitions des administrateurs du directoir du district de Saint-Claude, \u00e0 la datte du 21 septembre dernier, qui fixe le contingant \u00e0 fournir par la municipalit\u00e9 \u00e0 trois couvertures de laine et trois draps de lis, en conc\u00e9quance le conseil g\u00e9n\u00e9ral a d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e que neyant point de connaissance quaucun citoyen nest son munie de couverte de laine, y la \u00e9t\u00e9e d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e quil en fairais acheter apris d&rsquo;argant, ce qui a \u00e9t\u00e9e ex\u00e9cut\u00e9e et que leditte couverte on cout\u00e9e les trois la somme de cent vingt livre et que cette somme serrat r\u00e9parti sur l\u00e9s citoyens riche de la municipalit\u00e9 et les draps de lit serront repartr sur les citoyens qui en serrons le mieux fournir en linge de toille, y la \u00e9t\u00e9e arett\u00e9e que le citoyen Jean-Etienne Devaux serrat tenu de payer la somme de vingt-sept livres qu&rsquo;il serrat oblig\u00e9 de payer au terme de la susditt, arett\u00e9 que le citoyen Claude-Joseph Grand serat tenud de payer la somme de dix livres.<br \/>\n3\u00b0 que le citoyen Fran\u00e7ois-Marie Girard-Claudon serrat tenud de payer la somme de dix-sept livres et que le citoyen Andr\u00e9 Devaux, le vieux, serrat tenud de payer la somme de six livres et deplus un drap de lit bon et recevable et que Jean-Claude Cassabois le jeune, serrat tenud de fournir un drapde lits et que la citoyenne Genevi\u00e8ve Girard, veuve de Claude-Fran\u00e7ois Devaux, fourniras un drap de Lits bon et recevable et que l\u00e9s citoyens Fran\u00e7ois-Marie Bunod, et Andr\u00e9 Devaux le jeune serront tenud de payer \u00e0 la ditte veuve Devaux, chacun la somme de cinq livres pour indemnit\u00e9 dud&rsquo;draps,fait et arret\u00e9e en la maison commune.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Aujourdhuit neuf germinal ,(29 mars 1794), second de la R\u00e9publique fran\u00e7aise, une indivisible ,le conseil g\u00e9n\u00e9ral \u00e9tant assembl\u00e9 \u00e0 linvitation de lagant national de la commune de Ronchaud qui nous a repr\u00e9sant\u00e9e lextrai de d\u00e9lib\u00e9ration du directoire du district de Condat Montagne (Saint-Claude), du vingt-huit vantos dernier (18 f\u00e9vrier 1794) ,par eus prise en vertu daraitt\u00e9e de la commition administrative du Juras s\u00e9ant adolle (Dole),portant r\u00e9quisition au district de Condat Montagne de deux cens abis et ensuitte darrett\u00e9e des repr\u00e9santan du peuple Coste et Beaudot, du huit pluviose dernier (27 janvier 1794) le directoire a tax\u00e9 pour contingance \u00e0 la commune de Ronchaud, deux veste, cinq culote, six pairs de bas, dix chemise,quatre pairs de gu\u00eatre, un pantalon, et a linstan le conseil g\u00e9n\u00e9ral concid\u00e9rant qu&rsquo;il nexiste pas d\u00e9toufe en abis dan la commune pour fournir le contingan y la \u00e9t\u00e9e d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 que le contingant serrait r\u00e9partir sur chaque citoyens les plus ais\u00e9 ainsy qu&rsquo;il suis savoir \u00e0 Jean-Etienne Devaux, un pantalon, une veste, une chemise2)Fran\u00e7ois-Joseph Piard et ses fr\u00e8res, une veste, une chemise , un pair de bas3) Andr\u00e9 Devaux le vieux, une culote , une chemise.4) Claude-Antoine Girard une chemise, une paire de gu\u00eatre.5) Claude-Antoine Cassabois le vieux une paire de gu\u00eatre, la moiti\u00e9 d&rsquo;un pair de bas avec Jean-Claude son fr\u00e8re&#8230;.Alexis Alardet et Pierre-Joseph Vuillet, chacun par moiti\u00e9 une paire de gu\u00eatre pour les deux. Fran\u00e7ois-Marie Bunaud, un pair de bas et le quart d&rsquo;une culote avec Andr\u00e9 Alardet pour les trois quarts le tous fait et araitt\u00e9e en conseil g\u00e9n\u00e9ral de la commune dud&rsquo;Ronchaud avec d\u00e9claration quil serrat notifi\u00e9e \u00e0 chaque citoyen le contingant de ce quil on \u00e9t\u00e9\u00e9 tax\u00e9e et serront tenud de l\u00e9 fournir dan les d\u00e9lais de dix jours, les an et jour susdit et on sign\u00e9 tous ceux qui on sut le faire.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">1913-10<\/span><br \/>\n<strong>Enr\u00f4lement des volontaires.<br \/>\n<\/strong>Dans toutes les villes, avons-nous dit, des bureaux improvis\u00e9s re\u00e7urent les enr\u00f4lements volontaires. Puis l&rsquo;Assembl\u00e9e L\u00e9gislative, et apr\u00e8s elle la Convention, organis\u00e8rent le recrutement des arm\u00e9es. Les descendants des anciens d\u00e9fenseurs de la Franche-Comt\u00e9 ne devaient pas rester insensibles \u00e0 ce souffle de patriotisme qui traversait la France. Apr\u00e8s avoir r\u00e9pondu et fourni aux diverses r\u00e9quisitions en chevaux, voitures et subsistances, Etival et Ronchaux devaient bravement fournir leur contingent de d\u00e9fenseurs du pays.<br \/>\nLes bureaux de recrutement ayant si\u00e9g\u00e9 dans les villes, \u00e0 Saint-Claude pour notre r\u00e9gion, la liste des volontaires doit se trouver aux archives du Jura. Toutefois, sans y recourir, une circonstance particuli\u00e8re nous fera conna\u00eetre les noms des volontaires ou soldats de la paroisse. Pour encourager les enr\u00f4lements et aussi, comme pr\u00e9sentement \u00e0 propos de la loi de trois ans, afin d&rsquo;apporter quelque soulagement aux familles des volontaires, la Convention fit une loi de secours aux familles. Or, c&rsquo;est par les demandes de subventions des parents aupr\u00e8s des municipalit\u00e9s que nous allons conna\u00eetre les noms des militaires ou tout au moins de leurs parents et la date de leur engagement.<br \/>\nAinsi \u00e0 Etival :<em>\u00ab\u00a0L&rsquo;an 1793 et le 13 janvier an second de la R\u00e9publique fran\u00e7aise, au gref de la municipalit\u00e9 d&rsquo;Etival c&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9 D\u00e9sir\u00e9 Chanut, d&rsquo;Estival, ag\u00e9 de 50 ans, qui nous a dit qu&rsquo;ayant un fils dans les volontaires qui c&rsquo;est enr\u00f4l\u00e9 et parti le 4 octobre 1791, il requ\u00e9rait d&rsquo;\u00eatre du nombre des p\u00e8res qui ont droit aux secours accord\u00e9s par le d\u00e9cret de la Convention.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00ab\u00a0le dit jour (13 janvier 1793), c&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9 Marie-Th\u00e9r\u00e8se Frasier veve de Claude-Henry Guillon dud&rsquo;Estival, laquel est ag\u00e9 de soisant an, nous a repr\u00e9sent\u00e9 qu&rsquo;ayant trois fils dans les volontaires et n&rsquo;ayant point de secours pour vivre, \u00e9tant infirme, elle ne pouvait pas gagner sa vie et a d\u00e9clar\u00e9 ne savoir signer.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0\u00bb Le dit jour, s&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9 Marie-Josette Courvoisier, veve d&rsquo;Isidore Chanut, d&rsquo;Estival, laquel \u00e2g\u00e9 de 64 ans, et nous a repr\u00e9sent\u00e9 qu&rsquo;ayant un fils dans les volontaires et n&rsquo;ayant point de secours pour sa supsistance na pouvant gagner sa vie, elle crois \u00eatre dans le cas des secours accord\u00e9s par la r\u00e9publique et a d\u00e9clar\u00e9 ne s\u00e7avoir sign\u00e9. (Ce fils n&rsquo;est autre que Boniface Chanut que nous voyons lan XI, le 17 pluvi\u00f4se (6 f\u00e9vrier 1803), militaire retir\u00e9 sans tra\u00eetement quoique bless\u00e9, solliciter l&#8217;emploi de sacristain concurrement avec celui de ma\u00eetre d&rsquo;\u00e9cole qu&rsquo;il remplissait d\u00e8s l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><em>\u00ab\u00a0Le dit jour c&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9 Philibert-Marie Berrez \u00e2g\u00e9 de 61 ans lequel nous a repr\u00e9sent\u00e9 qu&rsquo;ayant deux fils volontaires dans le (n\u00b0) bataillon des f\u00e9d\u00e9r\u00e9s et n&rsquo;ayant point de moyen de sudsistance, nous a requis de porter sur le registre,pour obtenir du secours de la R\u00e9publique et a sign\u00e9.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00ab\u00a0Le dit jour c&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9 Marie-Th\u00e9r\u00e8se Grandperrier, veve de Jean-Baptiste Gros, \u00e2g\u00e9 de 56 ans, laquel nous a repr\u00e9sent\u00e9 qu&rsquo;ayant un fils dans les volontaires d\u00e8s le 4 octobre 1791, elle est dans le cas d&rsquo;obtenir des secours n&rsquo;ayant aucun bien \u00ab\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em>Cela fait huit soldats enr\u00f4l\u00e9s dans les arm\u00e9es de la R\u00e9publique. Aussi lors du recensement de tous les citoyens de l&rsquo;age de 18 ans jusqu&rsquo;\u00e0 40 ans <em>\u00ab\u00a0l&rsquo;an 1793 et le 12 mars l&rsquo;an 2 de la r\u00e9publique fran\u00e7aise\u00a0\u00bb<\/em> voyons nous le conseil municipal d\u00e9clarer. <em>\u00ab\u00a0d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9tat dicy dessus (19 citoyens de 18 \u00e0 40 ans) et pris \u00e9gard au nombre de citoyens qui sont d\u00e9j\u00e0 partis aucun ne se sont pr\u00e9sent\u00e9 pour partir volontairement ,pourquoy nous avons dress\u00e9 le pr\u00e9sent proc\u00e8s verbal pour \u00eatre envoy\u00e9 au corps administratif&#8230;\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong>A Ronchaux : Nous trouvons d&rsquo;abord : Une <em>\u00ab\u00a0s\u00e9ance public de la municipalit\u00e9 de Ronchaud du quatre septembre, mille sept-cent-quatre- vingt-treize, second de la r\u00e9publique fran\u00e7aise&#8230;pour en vertu du d\u00e9cret du 23 ao\u00fbt dernier, rechercher et d\u00e9terminer les citoyens de 18 \u00e0 25 ans qui devront \u00eatre enr\u00f4l\u00e9 dans les arm\u00e9es de la r\u00e9publique. D&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9tat pris sur les registres de naissance \u00e0 Estival par Pierre-Joseph Devaux, Fran\u00e7ois-Marie Girard-Claudon le jeune, et les connaissance que le conseil a de l\u00e2ge des citoyen qui nest sont pas ney dan l\u00e9tandue de la commune, adonn\u00e9 les nom suivant :<br \/>\n1- Jean-Marie, fils de Fran\u00e7ois et Marie Cassabois.<br \/>\n2- Joseph-Alexis, fils de Jean-Fran\u00e7ois Allard\u00e8<br \/>\n3- Jean-Louis, fils de Pierre-Joseph Devaux<br \/>\n4- Jean-Fran\u00e7ois, Jean-Louis, fils de Joseph Nicod<br \/>\n5- Claude-Fran\u00e7ois, fils de Jaque Piard<br \/>\n6- Emanuel, fils de Jaque Piard -mais ledit Emanuel Piard r\u00e9clament contre son enrollemand \u00e0 cause de son \u00e2ge, disan avoir plus de 25 ans, le conseil arreste la nomination jusque a ce quil ai fourni son extrai de bat\u00eame ou acte justificatif de son exception. Puis le conseil a d\u00e9clar\u00e9 ne conna\u00eetre aucun autre citoyen dans le cas de la requisition actuel\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00bb Aujourdhui premier pr\u00e9r\u00e9able <\/em>(1er Prairial)<em> de lan second (20 mai 1794) de la R.F. en la maison commune de Ronchaud le conseil g\u00e9n\u00e9ral y \u00e9tan assembl\u00e9 pour d\u00e9lib\u00e9rer sur le d\u00e9cret du vingt pluvi\u00f4se dernier (8 f\u00e9vrier 1794) qui r\u00e8gle le mode des payemand des pantion et indemnitt\u00e9e et secours acord\u00e9e aux deffensseurs de la patrie et \u00e0 leur famille. Le conseil g\u00e9n\u00e9ral aprais avoir invitt\u00e9 tous les citoyen qui ont des enfant aux service de la patrie \u00e0 ce rencontrer ala sembl\u00e9e pour r\u00e9clam\u00e9e des secours et pour nomm\u00e9e des commisaires v\u00e9rificateurs et des commisaires peiyeur conform\u00e9mand audecret du 21 ventos dernier (11 mars 1794), s\u00e8 pr\u00e9sant\u00e9e<br \/>\npremier Pierre-Joseph Girard ,\u00e2g\u00e9e de 69 an ,p\u00e8re de Claude-Pierre Girard, volontaire dans la 7\u00b0 Compagnie de lonzi\u00e8me bataillon du Jura, enroll\u00e9 le 5 ao\u00fbt 1792.<br \/>\nItem .- Jaque-Joseph Girard. \u00e2g\u00e9e de 68 an, p\u00e8re de Jean-Louis Girad volontaire.<br \/>\nItem .-Marie-Pierrette Bunaud, v. de Pierre-Fran\u00e7ois Devaux, \u00e2g\u00e9e de 64 an, m\u00e8re de Pierre-Simont Devaux, volontaire.<br \/>\nItem .- Pierre-Fran\u00e7ois Cassabois \u00e2g\u00e9e de&#8230;,p\u00e8re de Jean-Louis Cassabois, volontaire.<br \/>\nItem .- Marie-Humberte Chevassu, v.d &lsquo;Estienne Girard. \u00e2g\u00e9e de 63 an, m\u00e8re de F\u00e9lix Girard, volontaire.<br \/>\nItem.- Andr\u00e9 Devaux, le vieux, \u00e2g\u00e9e de 59 an, p\u00e8re de Henry-Joseph Devaux, volontaire.<br \/>\nTous les cidessus nomm\u00e9s volontaires de la 7e compagnie de lonsi\u00e8me battallon du Jura enroll\u00e9 le 5 ao\u00fbt 1792, -et ausi comparud<br \/>\nPierre-Joseph Devaux, \u00e2g\u00e9e de 56 an, p\u00e8re de Jean-Louis Devaux, volontaire de la r\u00e9quisition de 18 \u00e0 25 ans incorpor\u00e9 dans le premier batallon de Lindre.<br \/>\nItem.- Joseph Nicod, \u00e2g\u00e9e de 55 an, p\u00e8re de Pierre-Joseph Nicod, volontaire dans la 7e Compagnie de lonsi\u00e8me batallon du Jura et de Jean-Fran\u00e7ois et Jean-Louis Nicod volontaire de la r\u00e9quisition de 18 \u00e0 25 an, incorpor\u00e9 dans le premier batallon de lindre.<br \/>\nEt tous les citoyen cidessus r\u00e9clamand des secours, son tenud de pr\u00e9sant\u00e9e et de remetre dan trois jour aux conseil g\u00e9n\u00e9ral de la commune toute les acte autantique juste et n\u00e9cessaire et exig\u00e9e par la loi, et ansuitte le conseil g\u00e9n\u00e9ral et les citoyen r\u00e9clamand on nomm\u00e9 pour commissaire v\u00e9rificateur les citoyen Pierre-Joseph Devaux et Pierre-Fran\u00e7ois Cassabois, qui seront tenud de faire la v\u00e9rification conform\u00e9mand \u00e0 la loi et aprais avoir pris connaissance des rolle des contributions fonci\u00e8re, il est r\u00e9sult\u00e9e que les citoyen Jean-Etienne Devaux et Andr\u00e9 Devaux, le vieux, son nomm\u00e9e commissaire distributeur qui seront tenud \u00e0 se conformer \u00e0 la loi fait et arrett\u00e9e \u00e0 Ronchau.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Mais v\u00e9rification faite du tableau d&rsquo;inscription des volontaires, ainsi que la communication du tableau du r\u00f4le des contributions et de l&rsquo;\u00e9tat de la fortune et des besoins des dits parents pr\u00e9cit\u00e9s, faite aux commissaires nomm\u00e9s par arr\u00eat\u00e9 du Directoire du district de Condat-Montagne cy-devant Saint-Claude, les citoyens Buffet et Chevassu, deux familles seulement furent admises \u00e0 toucher un secours savoir : le citoyen Pierre-Joseph Girard et V\u00e9ronique Berrod sa femme, et Jean-Marie Mermet et Marie-Ang\u00e9lique Motet sa femme. La municipalit\u00e9 arrette de plus qu&rsquo;il sera proc\u00e9d\u00e9 sans d\u00e9lai \u00e0 la confection d&rsquo;un r\u00f4le pour payer les pensions, la distribution desd&rsquo;pensions sera aussi faite sans retardement aud&rsquo;parents qui cepandant ne toucheront que sur la production qu&rsquo;ils feront d&rsquo;un certificat d&rsquo;existence de leur fils dans les bataillons o\u00f9 ils sont actuellement en activit\u00e9 de service et qui auront \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 par les conseils d&rsquo;administration dudit Bataillon et ce sous la responsabilit\u00e9 du commissaire distributeur : fait les ans&#8230;..\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em> Ces braves gens touch\u00e8rent-ils la pension promise? Je ne saurais le dire.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">1913-11<\/span><br \/>\nDans le pr\u00e9c\u00e9dent bulletin, nous avons pu compter 20 enfants du pays, dont huit d&rsquo;Etival et douze de Ronchaux enr\u00f4l\u00e9s, d\u00e8s le commencement des hostilit\u00e9s, dans les arm\u00e9es fran\u00e7aises. Mais il est certain qu&rsquo;un grand nombre d&rsquo;autres ont eu leur part glorieuse dans la lutte vraiment \u00e9pique que soutinrent les arm\u00e9es de la r\u00e9publique d&rsquo;abord, et ensuite celles de Napol\u00e9on, contre l&rsquo;Europe coalis\u00e9e, d\u00e8s la victoire de Valmy (20 septembre 1792), \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ro\u00efque d\u00e9faite du 18 juin 1815, \u00e0 Waterloo, tombeau de tant de h\u00e9ros et de la puissance du g\u00e9nie qu&rsquo;\u00e9tait Napol\u00e9on. Il serait instructif, plus m\u00eame curieux, d&rsquo;entendre encore quelques-uns de ces v\u00e9t\u00e9rans de la grande arm\u00e9e, nous redire sous le manteau de la chemin\u00e9e, les souffrances, les luttes, les prouesses dont ils furent les t\u00e9moins et les acteurs.<\/p>\n<p>On pourrait avec Dominique Piard des Lev\u00e9es, parcourir tous les champs de bataille de la r\u00e9publique et de l&#8217;empire, et assister au m\u00e9morable si\u00e8ge de Mayence. Mermet des Lev\u00e9es, \u00e9galement, le brillant cavalier, le vaillant dragon, nous parlerait d&rsquo;I\u00e9na (1806), Jean-Claude Bunod et Marie-Joseph Cathenod, tous deux m\u00e9daill\u00e9s de Saint-H\u00e9l\u00e8ne, pourrait nous redire la lutte gigantesque de Waterloo. Mais nous arrivons trop tard. Transcrivons ici du moins les quelques d\u00e9bris que nous pouvons sauver de l&rsquo;oubli.<br \/>\nJe ne crois pas \u00e0 un inconv\u00e9nient de nommer ici trois jeune gens d&rsquo;Etival qui\u00a0:<br \/>\n\u00ab\u00a0le 15 termidor an 10 (3 ao\u00fbt 1802), obtinrent leur certificat d&rsquo;amnistie accord\u00e9 aux d\u00e9serteurs par la loi du 24 flor\u00e9al an 10 (14 mai 1802) avec autorisation de rester dans leurs foyers\u00a0\u00bb<br \/>\nc&rsquo;\u00e9tait \u00ab\u00a0Les citoyens Emmanuel Gros, \u00e2g\u00e9 de 28 ans, taille 1m.775. Alexandre Perrin, \u00e2g\u00e9 de 28 ans, taille 1m.720 et Alexandre Berrez, \u00e2g\u00e9 de 31 ans, taille 1m659.\u00a0\u00bb<br \/>\nLeur \u00e2ge et l&rsquo;autorisation de rester dans leurs foyers, semble bien indiquer qu&rsquo;ils furent plut\u00f4t r\u00e9fractaires \u00e0 quelque lev\u00e9e que d\u00e9serteurs proprement dits. Peut-\u00eatre \u00e9taient-ils ces r\u00e9fractaires que la tradition locale nous dit \u00eatre demeur\u00e9s en quelque hutte de la for\u00eat du coup\u00e9 se livrant \u00e0 divers travaux sur le buis. Peut-\u00eatre aussi rentraient-ils dans la cat\u00e9gorie de ceux dont parle l&rsquo;extrait suivant du 30 germinal an 3 (14 avril 1795) :<\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><em>\u00ab\u00a0Nous soussign\u00e9 maire, offici\u00e9 municipaux de la commune de Ronchaux et secr\u00e9taire greffier ordinaire, avons lu, publi\u00e9 lextrai de arett\u00e9s des administrateurs concernant \u00e0 faire rejoindre les volontaires rentr\u00e9s dans leur foyer pour cause de maladie et autremand.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em>Puis\u00a0:<br \/>\n<em>\u00ab\u00a0le 18 flor\u00e9al an 3 (7 mai 1795), lecture par la municipalit\u00e9 d&rsquo;un ordre \u00e0 Emmanuel Piard et Claude-Fran\u00e7ois Piard, fr\u00e9res dud&rsquo;lieu, soldats de la r\u00e9quisition de 18 \u00e0 25 ans, d&rsquo;aller prendre leur ordre de routte \u00e0 Saint-Claude, pour ce rendre \u00e0 leur corp respectif dans trois jours pour tout d\u00e9lais, et deplus d&rsquo;anjoindre au citoyen Jean-Baptiste Girard, volontaire dans la 140\u00e9 demi-brigade, daller prandre \u00e9galement son ordre de routte tout de suite.\u00a0\u00bb<\/em><strong><em><br \/>\n<\/em><\/strong>Ce dernier mourut dans la d\u00e9sastreuse campagne de Russie (1812). Mais<br \/>\n<em>\u00ab\u00a0Le 23 flor\u00e9al en la maison commune de Ronchaux sont comparus les citoyens Emmanuel et Claude-Fran\u00e7ois Piard fr\u00e8re, lesquels nous ont produits des certificats portant cong\u00e9 d\u00e9finitif et renvoye dans leur foyer \u00e0 la datte du 21 flor\u00e9al courant dont la teneur suis: -Vu de nouveau par nous administrateurs du district de Saint-Claude, le certificat, d&rsquo;autre part, vu aussi le citoyen Emmanuel Piard, dont il est fait mention, le directoire a-prais avoir reconnud la v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;expos\u00e9 des citoyens Bavoux et Perret, a remarqu\u00e9 que la nom conformation de la jambe de ce citoyen le rendait incapable de servir dans les arm\u00e9es de la r\u00e9publique, la ranvoy\u00e9 d\u00e9finitivement dans ses foyers ; au directoire de Condat, le 21 flor\u00e9al de l&rsquo;an 3, ledit certificat s\u00e8ll\u00e9 du saux du district et sign\u00e9 par les citoyens jacque et Commoy, administrateur et comi-procureur sindic, \u00a0\u00bb item \u00ab\u00a0teneur de lavis du district sur le certificat des citoyen Claude-Fran\u00e7ois Piard avue du certificat des citoyens Tisot, de Lausanne, Devaux de Gen\u00e8ve et David, ofici\u00e9 de sant\u00e9e, \u00e0 Condat et renvoy\u00e9 d\u00e9finitivement le 21 flor\u00e9al.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Le 9 thermidor en troi (27 juillet 1795), en la maison commune de Ronchaux, s&rsquo;est pr\u00e9sant\u00e9 le citoyen Jean-Louis Girard grenadier dans le 3e bataillon de la 140e demi-brigade alam\u00e9 du Rhin, lequel a d\u00e9clar\u00e9 avoir optenu un cong\u00e9s de convalaissance \u00e0 Al\u00e9dot (?) proche de Strasbourg, par le directeur de lopital dud&rsquo;Al\u00e9dot et des ofici\u00e9 de sant\u00e9e et comme ayant \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de lemontrer dans tous les lieux o\u00f9 il est pass\u00e9, y la d\u00e9clar\u00e9 lavoir perdu avec son portefeuille et a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de prendre un aurdre de routte pour duplicata \u00e0 Baume, le 2 thermidor courand, quil nous a produit et nous a d\u00e9clar\u00e9 naitre pas r\u00e9tabli et nous a pri\u00e9 d&rsquo;inscrire sa d\u00e9claration et d\u00e9livrer un extrai , ce qui a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 instamment fait aud&rsquo;Ronchaux.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Que devinrent tous ces vaillant enr\u00f4l\u00e9s pour la d\u00e9fense du pays ? Je ne saurais le dire de tous. Quelques-uns trouv\u00e8rent la mort sur les champs de bataille, ainsi un Piard des Lev\u00e9es et J.B Girard de Ronchaux, dans la campagne de Russie (1812), Jean-Louis Devaux dont acte mortuaire :<br \/>\n<em>\u00ab\u00a0le citoyen Jean-Louis Devaux ,fils de Pierre-Joseph Devaux et de Marie-Rose Piard, de Ronchaux grenadier du 3e bataillon de la 89e demi-brigade, arm\u00e9e du Danube, mort sur le champ de bataille, le 16 pr\u00e9rial an 7 (4 juin 1799), en combattant les ennemis de la r\u00e9publique, fait \u00e0 Lucksen, le dix Niv\u00f4se (31 d\u00e9cembre 1800).\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>D&rsquo;autres avec la gloire, rapport\u00e8rent des blessures. -Ainsi Boniface Chanut <em>\u00ab\u00a0Soldat bless\u00e9 sans retraite (1802)\u00a0\u00bb<\/em> Gr\u00e9goire Bunod de la ferme des Lev\u00e9es. Sans doute aussi Emmanuel Piard et Jean-Louis Girard, puis Dominique Piard, le brillant conteur, para\u00eet-il, qui garda jusqu&rsquo;\u00e0 la mort une balle ennemie dans la cuisse. Ce v\u00e9t\u00e9ran \u00ab\u00a0militaire retrait\u00e9\u00a0\u00bb fut rappel\u00e9 en 1815 avec d&rsquo;autres sans doute. Voici comment et pourquoi<\/p>\n<p>Au quartier g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 Lons-le-Saunier, le 15 mai 1815. Le mar\u00e9chal de Camp commandant le d\u00e9partement du Jura, \u00e0 M. le Maire de la commune de Ronchaux<br \/>\n<em>Monsieur le Maire<br \/>\nAussit\u00f4t la r\u00e9ception de cette lettre et pour remplir les instructions de sa Majest\u00e9, d\u00e9velopp\u00e9es dans la lettre de M. le lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral Baron Marulas, commandant de la 6 division militaire et de concert avec M. le Pr\u00e9fet, je vous prie de donner l&rsquo;ordre \u00e0 tous les militaires en retraite, en cong\u00e9 absolu ou de r\u00e9forme, soit officiers, sous-officiers et soldats qui se trouvent dans votre commune, de se rendre \u00e0 Lons-le-Saunier, dimanche 21, du pr\u00e9sent mois de mai, pour apr\u00e8s l&rsquo;inspection faite de leur validit\u00e9 \u00eatre dirig\u00e9 soit sur Salins, soit sur le Fort-de-Joux pour y faire un service momentan\u00e9 conjointement avec les gardes-nationales, qu&rsquo;ils seront charg\u00e9s de soutenir par leur z\u00e8le et leur exp\u00e9rience, et ils ne feront d&rsquo;autre service que celui d&rsquo;instructeurs\u00a0; Ces militaires continueront \u00e0 jouir de leur traitement de retraite et recevront en outre les vivres et la solde pendant toute la dur\u00e9e de leur service. M. le Pr\u00e9fet et moi comptons sur votre z\u00e8le pour l&rsquo;ex\u00e9cution de cette disposition.<br \/>\nRecevez, M. le Maire, l&rsquo;assurance de ma parfaite consid\u00e9ration.<br \/>\nBaron Jary.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0En cons\u00e9quence de la lettre cy-dessus, nous, Maire de la commune de Ronchaux, soussign\u00e9, ordonnons au sieur Piard Dominique, demeurant \u00e0 la grange des Pezi\u00e8res, ri\u00e8re Ronchaux, de se rendre \u00e0 Lons-le-Saunier, dimanche prochain 21, du pr\u00e9sent mois de mai, notifi\u00e9 audit Piard, militaire retrait\u00e9 par nous Maire soussign\u00e9 en son domicile, le dix-neut mai 1815. Ph. Girard.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em>Dominique Piard fut dirig\u00e9 sur Belfort puis \u00e0 Huningue (Haut-Rhin), en service actif. Il mourut le 29 Janvier 1849 \u00e2g\u00e9 de 75 ans.<br \/>\nEnfin deux de ces v\u00e9t\u00e9rans, combattants de Waterloo, obtinrent la m\u00e9daille de Saint-H\u00e9l\u00e8ne, c&rsquo;\u00e9tait nous l&rsquo;avons vu, Jean-Claude Bunod et Marie-Joseph Cattenod. Un troisi\u00e8me parvint au grade d&rsquo;officier. \u00a0\u00bb Joseph-Augustin Mathieu, d&rsquo;Etival, Capitaine, d\u00e9cor\u00e9 de la L\u00e9gion d&rsquo;honneur 1775-1840, qui a fait toutes les campagnes de la R\u00e9publique et de l&rsquo;Empire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Bien d&rsquo;autres braves sans doute auraient pu fixer notre attention, j&rsquo;aurais voulu les conna\u00eetre tous.<\/p>\n<p>Retour \u00e0 <a title=\"Epoque r\u00e9volutionnaire\" href=\"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=262\">\u00ab\u00a0Epoque R\u00e9volutionnaire\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1913-09 Il va sans dire que sous l&rsquo;ancien r\u00e9gime la France poss\u00e9dait une arm\u00e9e de terre et une marine m\u00eame, capables de faire respecter son nom en Europe. La marine comptait en 1789, 226 b\u00e2timents de guerre. Le recrutement des &hellip; <a href=\"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=269\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":262,"menu_order":2,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-269","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/269","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=269"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/269\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":519,"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/269\/revisions\/519"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/262"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=269"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}