{"id":432,"date":"2015-01-10T22:33:46","date_gmt":"2015-01-10T21:33:46","guid":{"rendered":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=432"},"modified":"2015-05-17T21:26:14","modified_gmt":"2015-05-17T20:26:14","slug":"apres-la-revolution","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/etival-ronchaux.fr\/?page_id=432","title":{"rendered":"Apr\u00e8s la R\u00e9volution"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff0000;\">1921-07<\/span><br \/>\nDonc au cri de Libert\u00e9, la R\u00e9volution avait \u00e9touff\u00e9 dans le sang la libert\u00e9 elle-m\u00eame.<br \/>\nPour r\u00e9former les abus qui pouvaient exister, elle s&rsquo;\u00e9tait livr\u00e9e a tous les abus.<br \/>\nPour renverser la tyrannie elle avait \u00e9tabli le r\u00e8gne de la Terreur.<br \/>\nSous le pr\u00e9texte de constituer la soci\u00e9t\u00e9 sur de nouvelles bases, elle n&rsquo;avait produit que ruines sans rien \u00e9difier.<br \/>\nPour la consid\u00e9rer qu&rsquo;au point de vue qui nous occupe la Constituante avait d\u00e9pouill\u00e9 le Clerg\u00e9 de ses biens. La Convention avait interdit le culte catholique, proscrit ou envoy\u00e9 \u00e0 la guillotine les pr\u00eatres fid\u00e8les.<br \/>\nAu 18 fructidor (4 sept 1979) le Directoire avait renouvel\u00e9 les d\u00e9crets de proscriptions et de nouveaux pr\u00eatres fid\u00e8les durent prendre la route de l&rsquo;exil ou se voir jeter sur les pontons et d\u00e9port\u00e9s sur les rivages meurtriers de la Guyane.<br \/>\nMais le coup d&rsquo;\u00e9tat de Bonaparte au 18 brumaire (9 novembre 1799) ouvre un nouvel horizon, un air de paix va commencer. De ce jour fameux beaucoup de pr\u00eatres qui s&rsquo;\u00e9taient tenus cach\u00e9s avaient reparus (d&rsquo;autres revenaient de l&rsquo;exil.)<br \/>\nLe sentiment religieux longtemps comprim\u00e9 par la terreur se manifestait plus ouvertement de jour en jour. Les \u00e9glises s&rsquo;\u00e9taient rouvertes et le culte catholique se r\u00e9tablissait de lui m\u00eame, tant \u00e9tait grande la soif des \u00e2mes.<br \/>\nMais Bonaparte comprenant que le peuple fran\u00e7ais aspirait apr\u00e8s la paix religieuse, r\u00e9solut de r\u00e9tablir officiellement le Catholicisme. D&rsquo;aucun ont voulu voir dans cette d\u00e9termination une raison purement politique, s&rsquo;il on veut ; mais j&rsquo;ajouterai que le, g\u00e9nie de Napol\u00e9on et sa foi firent voir que seule la religion catholique convenait \u00e0 la France. D&rsquo;ailleurs n&rsquo;oublions pas cet adage toujours d&rsquo;actualit\u00e9 <em>\u00ab\u00a0l&rsquo;homme s&rsquo;agite et Dieu le m\u00e8ne\u00a0\u00bb<\/em> Et il entrait dans la vue de la providence que la France redevint et rest\u00e2t catholique.<br \/>\nDes pourparlers, des n\u00e9gociations furent entam\u00e9es avec le Pape Pie VII. Ces n\u00e9gociations aboutirent \u00e0 la signature d&rsquo;un concordat destin\u00e9 \u00e0 r\u00e9gler les rapports mutuels de l&rsquo;Eglise de France et de l&rsquo;Etat.<br \/>\nPar cet acte Bonaparte au nom de la France s\u2019engageait \u00e0 prot\u00e9ger le libre exercice du culte catholique \u00e0 rendre au clerg\u00e9 les \u00e9glises non ali\u00e9n\u00e9es \u00e0 assurer aux \u00e9v\u00eaques et aux cur\u00e9s un traitement convenable.<br \/>\nDe son cot\u00e9 le Pape s&rsquo;engageait \u00e0 reconna\u00eetre comme d\u00e9finitive la vente des biens eccl\u00e9siastiques et consentait \u00e0 une nouvelle division de la France en dioc\u00e8ses.<br \/>\nLe dioc\u00e8se de Saint-Claude \u00e9tabli seulement en 1742 fut aboli. Il avait eu que 2 \u00e9v\u00eaques Mgr Joseph Meallet de Fargues 1742-1785 et Mgr de Rohan Chabot 1785-1801 exil\u00e9 pour la foi.<br \/>\nCe dernier \u00e0 la demande du Pape en 1801 donna sa d\u00e9mission d&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Saint-Claude.<br \/>\nLa paroisse d&rsquo;Etival qui depuis son \u00e9rection en 1780 et en qualit\u00e9 d&rsquo;ancienne terre de St Oyen faisait partie du dioc\u00e8se de Saint-Claude retourna sous le gouvernement de Besan\u00e7on.<br \/>\nMgr Lecoz sign\u00e9 le 26 messidor an IX (15 juillet 1801) le concordat \u00e9tait une restauration religieuse aussi compl\u00e8te que les circonstances le permettaient il r\u00e9glait tout en th\u00e9orie.<br \/>\nMais les r\u00e9organisations des paroisses ne pouvait \u00eatre l&rsquo;affaire de quelques jours de quelques mois.<br \/>\nAussi nous verrons plus loin que la d\u00e9limitation ou la circonscription de la nouvelle paroisse d&rsquo;Etival ne fut enti\u00e8rement fix\u00e9e qu&rsquo;au mois d&rsquo;ao\u00fbt de l\u2019ann\u00e9e 1803.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">1921-08<\/span><br \/>\nNous avons vu que d\u00e8s 1414, les deux communaut\u00e9s d&rsquo;Etival et de Ronchaux avaient une chapelle avec vicaire chapelain d\u00e9pendant de la paroisse de Soucia.<br \/>\nPuis qu&rsquo;apr\u00e8s un proc\u00e8s canonique de 27 ans, un d\u00e9cret de l&rsquo;Archev\u00eaque de Besan\u00e7on du 29 avril 1780, avec lettres patentes du Roi Louis XVI, de septembre et arr\u00eat du parlement de Besan\u00e7on du 18 novembre 1780, d\u00e9membrait les dites communaut\u00e9s de l&rsquo;\u00e9glise m\u00e8re se Soucia et \u00e9rigeait en titre de cure et de paroisse la chapelle d&rsquo;Etival.<br \/>\nLe concordat de 1801 vint y ajouter la commune de Ch\u00e2tel de Joux.<br \/>\nCelle-ci sous la d\u00e9pendance des seigneurs de Clairvaux, poss\u00e9dait \u00e9galement d\u00e8s 1427, une chapelle avec pr\u00eatre desservant, mais faisait partie de la paroisse de Clairvaux o\u00f9 se faisaient les mariages, les bapt\u00eames et m\u00eame les inhumations.<br \/>\nToutefois pendant la R\u00e9volution, les habitants de Ch\u00e2tel de Joux fr\u00e9quent\u00e8rent de pr\u00e9f\u00e9rence l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Etival et m\u00eame en 1793, le conseil municipal prit une d\u00e9lib\u00e9ration pour demander leur d\u00e9membrement de la paroisse de Clairvaux et leur rattachement \u00e0 celle d&rsquo;Etival.<br \/>\nD\u00e9lib\u00e9ration qui n&rsquo;eut pas et ne pouvait avoir de suite, car il n&rsquo;appartient qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Eglise de d\u00e9terminer la circonscription des paroisses, l\u2019\u00e9rection de nouvelles, le d\u00e9membrement de certaine partie.<br \/>\nLe concordat, c&rsquo;est \u00e0 dire l&rsquo;accord intervenu entre Napol\u00e9on chef de l&rsquo;Etat et Pie VII, chef de l&rsquo;Eglise, vint faire ce que le pouvoir civil seul ne pouvait accomplir : le rattachement de la commune de Ch\u00e2tel de Joux \u00e0 la paroisse d&rsquo;Etival.<br \/>\nUne r\u00e9ponse du pr\u00e9fet du Jura (ao\u00fbt 1803) \u00e0 une d\u00e9lib\u00e9ration du conseil municipal d&rsquo;Etival nous apprend qu&rsquo;\u00e0 cette date le rattachement \u00e9tait d\u00e9finitif et officiel.<br \/>\nDe ce moment donc la paroisse d&rsquo;Etival se composa des sections de Etival, Ronchaux, Ch\u00e2tel de Joux et La Croch\u00e8re.<br \/>\nC&rsquo;est encore actuellement la constitution de la paroisse d&rsquo;Etival dont nous allons continuer la monographie, consid\u00e9r\u00e9e principalement au point de vue religieux.<br \/>\nN\u00e9anmoins nous noterons ce qui pourrait s&rsquo;\u00eatre pass\u00e9 d&rsquo;int\u00e9ressant au point de vue civil et administratif.<br \/>\nComme pr\u00e9c\u00e9demment nous ne rapporterons que les faits document\u00e9s. Il suffit de relire les consid\u00e9rations not\u00e9es aux bulletins de Juin et de Juillet pour se rendre compte du triste \u00e9tat de la paroisse au 18 brumaire (9 novembre 1799). Ferm\u00e9e au culte, livr\u00e9e au vandalisme sacril\u00e8ge des salp\u00eatriers, l&rsquo;\u00e9glise d &lsquo;Etival n&rsquo;\u00e9tait plus qu&rsquo;une ruine.<br \/>\nL&rsquo;\u00e9cole, elle aussi dont le bulletin de Septembre 1910, j&rsquo;ai dress\u00e9 la liste des recteurs de 1738 \u00e0 1796, avait vu fermer ses portes, comme d&rsquo;ailleurs en toute la France, sous le gouvernement de d\u00e9sordre de la Convention. Et notez que l\u2019histoire fauss\u00e9e par la F\u2026 M\u2026 donne la convention comme la cr\u00e9atrice des \u00e9coles en France. Donc, pas de traces de ma\u00eetre d\u2019\u00e9cole et d&rsquo;enseignement \u00e0 Etival de 1797 \u00e0 1802.<br \/>\nTout \u00e9tait \u00e0 reconstituer. Les municipalit\u00e9s all\u00e8rent au plus press\u00e9, a la r\u00e9paration de l&rsquo;\u00e9glise n\u00e9cessaire aux exercices du culte que r\u00e9clamait la foi et les sentiments religieux de la population.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">1921-09<\/span><br \/>\nUne d\u00e9lib\u00e9ration de l\u2019an VIII (1800), en d\u00e9peignant le triste \u00e9tat de l\u00a0\u2018\u00e9glise, indique la premi\u00e8re et la plus urgente r\u00e9paration \u00e0 faire : celle de la toiture qui <em>\u00abpar la n\u00e9gligence du ci-devant agent de la commune est dans un tel \u00e9tat, que la pluie p\u00e9n\u00e8tre dans toute l\u2019enceinte du temple.\u00bb<\/em> Les trois communes qui composent la paroisse <em>\u00abdemandent \u00e0 l\u2019Etat de se charger de ladite r\u00e9fection, ou au refus de celui-ci, l\u2019autorisation aux communes d\u2019y pourvoir.\u00bb<br \/>\n<\/em>R\u00e9ponse du Pr\u00e9fet :<br \/>\nArt 1<sup>er<\/sup>\u00a0: Refus<br \/>\nArt 2 : Autorisation<br \/>\nLes communes sans-aucun doute, firent les r\u00e9parations les plus n\u00e9cessaires et urgentes, mais pour rendre \u00e0 l\u2019\u00e9glise toute la d\u00e9cence n\u00e9cessaire au culte et m\u00eame pourvoir \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 des fid\u00e8les r\u00e9unis, ces r\u00e9parations furent tout \u00e0 fait insuffisantes.<br \/>\nAussi sous l\u2019impulsion de M. Chav\u00e9riat, cur\u00e9 d\u2019Etival, pr\u00eatre plein de z\u00e8le pour la maison de Dieu, comme aussi sur la demande du Conseil de Fabrique, \u00e9tabli d\u2019apr\u00e8s le d\u00e9cret de 1809, les communes prennent l\u2019initiative de r\u00e9parations plus importantes pouvant servir de bases \u00e0 une compl\u00e8te restauration de la vieille \u00e9glise, du moins sur le plan de 1811.<br \/>\nC\u2019est la d\u00e9lib\u00e9ration suivante du Conseil Municipal des Ronchaux qui nous instruit \u00e0 ce sujet :<\/p>\n<p><em>\u00ab L\u2019an 1811, le 12 mai, dans la Chambre commune de Ronchaux, tous les membres du Conseil y \u00e9tant r\u00e9unis, \u00e0 l\u2019effet d\u2019aviser aux moyens de fournir aux frais de la construction du cloch\u00e9 et de la nef de l\u2019\u00e9glise succursale d\u2019Etival, parce que l\u2019un et l\u2019autre menasse ruine, le c\u0153ur de la ditte \u00e9glise ayent \u00e9t\u00e9 fait \u00e0 neuf, il y a 20 ans et que, faute de moyen on n\u2019avait pu faire la nef ni le clocher, la vo\u00fbte de la nef est en bois et en danger de s\u2019\u00e9crouler par v\u00e9tust\u00e9, que d\u2019ailleurs elle est trop petite pour contenir la population de la paroisse compos\u00e9e de trois communes\u00a0; que le ch\u0153ur de cette \u00e9glise \u00e9tant beaucoup plus \u00e9lev\u00e9 que la nef, la pluie s\u2019y insinue entre l\u2019arc doubleau du ch\u0153ur, ce qui apporte l\u2019humidit\u00e9 dans l\u2019\u00e9glise et qui a occasionn\u00e9 la pourriture de la vo\u00fbte en bois et du planch\u00e9 de foul\u00e9\u00a0; il n\u2019est pas possible de sonner la cloche \u00e0 la voll\u00e9 parce que le massif du clocher fait autant de mouvements que la cloche et que pris \u00e9gard au danger qu\u2019il r\u00e9sulterait par sa chute, M. le Sous-Pr\u00e9fet a ordonn\u00e9 la descente de la cloche. L\u2019adjoint d\u2019Etival a dit qu\u2019il avait fait faire un plan et devis pour l\u2019architecte Gabiot, de Lons le Saunier, dont le montant s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 11 587 Fr. ; qu\u2019il fallait aviser au moyen que la commune peut avoir pour subvenir \u00e0 sa cotte part du payement de cette reconstruction qui monte \u00e0 5 fois le montant annuel de la contribution fonci\u00e8re des trois communes de la paroisse. Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 les plans et devis, le Conseil arr\u00eate que la commune de Ronchaux se chargera de fournir sa cote part de la chaux et des sables, voiturera les pierres dans la m\u00eame proportion, ce qui peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9 au cinqui\u00e8me de la somme \u00e0 supporter par la commune\u00a0; que celle-ci peut tirer de ses communaux 300 Fr. par an \u2013que le surplus de la somme \u00e0 employer se r\u00e9partira au marc le franc des contributions fonci\u00e8res pour les \u00be et pour l\u2019autre quart sur la contribution personnelle. Le Conseil esp\u00e8re que la pieuse g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 du Gouvernement viendra en aide \u00e0 la commune.<br \/>\nLa pr\u00e9sente d\u00e9lib\u00e9ration sera adress\u00e9e \u00e0 M. le Pr\u00e9fet. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">1921-10<br \/>\n<\/span>La d\u00e9lib\u00e9ration du 12 mai 1811 concernant les r\u00e9parations de l\u2019\u00e9glise envoy\u00e9es en sous-pr\u00e9fecture fut retourn\u00e9e en Mairie avec une marge :<br \/>\n\u00ab Vu la pr\u00e9sente d\u00e9lib\u00e9ration le sous pr\u00e9fet arr\u00eate qu\u2019elle sera communiqu\u00e9e \u00e0 la municipalit\u00e9 de Ch\u00e2tel de Joux pour donner ses observations sous le d\u00e9lais de huitaine. St Claude, 8 juin 1811. Jenevey.\u00bb<br \/>\nLe plan dont parle cette d\u00e9lib\u00e9ration n\u2019existe plus, mais le devis des travaux est encore \u00e0 la mairie d\u2019Etival. Le voici \u00e0 titre de curiosit\u00e9.<br \/>\n<em>\u00abLe clocher adoss\u00e9 au frontispice de l\u2019\u00e9glise d\u2019alors devait \u00eatre de 18 m\u00e8tres d\u00e8s le seuil \u00e0 la corniche du-dessus. La nef devait \u00eatre de 14 m\u00e8tres 70 d\u00e8s le frontispice au ch\u0153ur y compris l\u2019arc doubleau et de m\u00eame hauteur et largeur que le ch\u0153ur de mani\u00e8re \u00e0 ce que la toiture soit au m\u00eame niveau. Les chapelles seront enfonc\u00e9es de l\u2019alignement des murs de 1m.50, la nef et les chapelles seront vo\u00fbt\u00e9es. 4 vitraux ou fen\u00eatres savoir 3 \u00e0 la nef et 1 au ch\u0153ur, ils seront tous de 2 m\u00e8tres de hauteur.\u00bb<br \/>\n<\/em>Le devis est sign\u00e9 du 6 f\u00e9vrier 1811.<br \/>\nLes communes d\u2019Etival et de Ronchaux \u00e9taient d\u2019accord sur ce projet. Mais il ne devait pas en \u00eatre de m\u00eame de celle de Ch\u00e2tel de Joux. Le conseil municipal de Ch\u00e2tel de Joux prit-il ou non une d\u00e9lib\u00e9ration ainsi que l\u2019y invitait le sous pr\u00e9fet ? Serait-ce sur observation de sa part que fut chang\u00e9 le premier plan ? Toujours est il qu\u2019un mois apr\u00e8s la d\u00e9lib\u00e9ration not\u00e9e plus haut, on d\u00e9cide de faire le clocher seulement.<br \/>\n\u00abIl occuperait l\u2019emplacement ci dessus du devis, et du cot\u00e9 de la nef on mettrait des pierres d\u2019attente pour la nef qui se fera dans la suite.\u00bb<br \/>\nDe ces deux projets, aucun ne fut ex\u00e9cut\u00e9. Le motif nous ne le savons pas. On dut faire quelques r\u00e9parations absolument n\u00e9cessaires et attendre que les temps ou les personnes soient plus propices. D\u2019ailleurs on \u00e9tait arriv\u00e9 \u00e0 une \u00e9poque bien boulevers\u00e9e. Nos arm\u00e9es jusque l\u00e0 victorieuses, \u00e9prouvaient quelques \u00e9checs\u00a0; la gloire de Napol\u00e9on commen\u00e7ait \u00e0 p\u00e2lir. Le commerce sans aucun doute devait s\u2019en ressentir d\u2019un tel \u00e9tat de choses, le produit des forets communales n\u2019avait pas encore le d\u00e9bouch\u00e9 de notre temps\u00a0; les habitants sans industrie, vivaient pauvrement du produit de terres trop pauvres d\u2019engrais. D\u2019autre part, il n\u2019y a pas de doute qu\u2019un pr\u00eatre aussi z\u00e9l\u00e9 que M. Chaveriat ne cess\u00e2t un seul instant de r\u00e9chauffer la pi\u00e9t\u00e9 de ses paroissiens et ne f\u00eet tous les efforts pour faire aboutir la restauration de l\u2019antique chapelle. La plupart des habitants t\u00e9moignaient ainsi de leur bonne volont\u00e9. On ne peut donc attribuer ces retards qu\u2019aux malheurs des temps. Toutefois, le Conseil de fabrique, par d\u00e9lib\u00e9ration du 16 avril 1820, expose aux communes la n\u00e9cessit\u00e9 absolue de faire les r\u00e9parations projet\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment et de pourvoir au payement des d\u00e9penses.<br \/>\nC\u2019est sans doute sur cet avis que les trois maires firent le 18 janvier 1821, <em>\u00aben leur pr\u00e9sence et celle du desservant, visiter l\u2019\u00e9glise par l\u2019architecte de l\u2019arrondissement, visite approfondie qui amena pour conclusion, non point une restauration insuffisante et co\u00fbteuse, mais la reconstruction d\u2019un nouvel \u00e9difice plus d\u00e9cent et plus assorti \u00e0 l\u2019\u00e9tendue et aux besoins de la population. \u00bb<br \/>\n<\/em>Aussi, le 3 f\u00e9vrier 1821, les Conseils d\u2019Etival et de Ronchaux apr\u00e8s l\u2019expos\u00e9 fait par les maires respectifs du r\u00e9sultat de la visite ci-dessus, prennent une d\u00e9lib\u00e9ration avec les consid\u00e9rants qui suivent.<br \/>\n<em>\u00abConsid\u00e9rant que l\u2019\u00e9glise actuelle est trop petite, trop basse, trop humide et mal \u00e9clair\u00e9e, qu\u2019elle n\u2019est m\u00eame pas sure dans plusieurs de ses parties, que le lieu o\u00f9 elle est situ\u00e9e ne permet pas de l\u2019agrandir, que d\u2019ailleurs en tentant de la r\u00e9parer on sacrifierait inutilement beaucoup d\u2019argent, sans lui \u00f4ter la plupart de ses d\u00e9fauts, que le plus sage parti est d\u2019en faire une nouvelle dans un lieu convenable et qui offre les aisances et les commodit\u00e9s que r\u00e9clame un \u00e9difice destin\u00e9 au culte, consid\u00e9rant sur les moyens de faire face aux frais que les communes prendront les ressources sur la vente d\u2019une coupe extraordinaire de sapins. Le Conseil charge le maire de l\u2019envoi de la susdite d\u00e9lib\u00e9ration aux autorit\u00e9s comp\u00e9tentes pour assurer le succ\u00e8s de la demande qu\u2019elle contient.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1921-07 Donc au cri de Libert\u00e9, la R\u00e9volution avait \u00e9touff\u00e9 dans le sang la libert\u00e9 elle-m\u00eame. Pour r\u00e9former les abus qui pouvaient exister, elle s&rsquo;\u00e9tait livr\u00e9e a tous les abus. 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